SpaceClaim : le p'tit nouveau de la CAO |
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Connaissez-vous SpaceClaim Professional 2007 ? Non ? Rien d’anormal. Il s’agit d’un tout nouvel outil de CAO mécanique lancé outre-Atlantique dont la première version en anglais devrait être commercialisée en France ces jours-ci.
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Mike Payne, fondateur de Space Claim : « notre choix des langages XML et d’OPC font parties de notre stratégie reposant sur des données totalement ouvertes, tout le monde pourra lire les données. La majorité des autres éditeurs cachent leurs données et vont même jusqu’à les encrypter pour qu’elles restent fermées. Nous avons bâti notre « business model » sur l’ouverture, et nous resterons ouverts. Nous suivons l’exemple de Microsoft qui utilise XML pour Word. Je reste persuadé que le marché du 3D sera réservé aux outils qui sont ouverts.
Culottés les dirigeants de SpaceClaim ! Lancer une nouvelle solution de conception mécanique dans un marché déjà largement pourvu en la matière. Il faut dire que le fondateur de cette jeune pousse n’est autre que Mike Payne, cofondateur de PTC, ex SolidWorks et ex-Dassault Systèmes. Et devinez où se trouve le siège de l’entreprise ? A Concord, dans le Massachussetts à environ 400 mètres du quartier général de SolidWorks aux USA ! Si l’on rajoute que le cœur du produit n’est autre que le modeleur Acis développé par la société Spatial, rachetée en 2000 par Dassault Systèmes, les ingrédients sont là pour constituer un roman à rebondissements…
Le public visé par SpaceClaim ? Le même que celui d’Adobe avec son outil Acrobat 3D. Les 80% d’utilisateurs de 3D qui ne produisent pas de modèles, mais visualisent des fichiers, les annotent, les modifient, les intègrent à leur propre système, etc. C’est-à-dire l'équipe étendue de développement des produits comme les fournisseurs, les ingénieurs de fabrication, les ingénieurs d'analyse et les gestionnaires de l'ingénierie… et qui représentent, selon la start-up, plus de 4 millions de clients potentiels !
Nous n’avons malheureusement pu voir une démonstration de l’outil. L’éditeur annonce cependant quelques caractéristiques originales. La conception 3D n’utilise ni arbre de construction, ni features, mais une « modélisation flexible et adaptative qui anticipe les besoins de l’utilisateur. La création d'inférences géométriques fonctionne discrètement et en temps réel pour mettre en évidence les similitudes de conception, telles que les alésages de rayon identique ou les surfaces coplanaires, afin d'aider l'utilisateur à créer et modifier les géométries. L'espace de travail intégré pour les composants et les assemblages prend en charge la conception descendante en permettant aux utilisateurs de diviser et fusionner les composants et de modifier la structure d'assemblage en fonction des besoins. » Plus étonnant, le choix du format de données : XML. Standard ouvert qui permet d'accéder à toutes les données de conception pour la gestion des données des produits et du cycle de vie, garantissant ainsi une protection à long terme des données des clients. Etant donné son positionnement, SpaceClaim autorise l’importation et l’exportation vers un large choix de formats : Catia® V5 et V4, NX®, Pro/E®, SolidWorks®, Inventor®, ACIS®, Parasolid®, IGES, STEP, DWG, DXF™ et VDA. Mais attention, ces interfaces natives sont payantes. Enfin, la bibliothèque de pièces standards de TraceParts est incluse dans le package.
Le logiciel sera commercialisé à travers le Web et un réseau de VAR en cours de constitution. Une version française devrait voir le jour en septembre. La politique tarifaire est sans doute le plus original : une location par contrat de trois ans au prix de 125 $ par mois. Petit bémol, il est nécessaire d’avoir une connexion internet. Passé un délai de 45 jours sans connexion et votre logiciel bascule en « viewer seulement ».
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