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News du 08-03-2010
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Publié dans la newsletter N°105 du 8 mars 2010
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Etats Généraux de l'Industrie : BofEn préambule de son discours concluant les Etats Généraux de l’Industrie, Nicolas Sarkozy annonçait : « la France doit demeurer une grande nation industrielle. Elle le doit à son histoire, elle le doit à son économie, elle le doit à son peuple ». Ca démarrait fort, on s’attendait à du lourd… D’autant plus que le bilan dressé sur la situation est accablant. Entre 1980 et 2007, l’industrie a perdu 36% de ses effectifs, passant de 5,3 à 3,4 millions de salariés. Sur cette même période, la contribution de l’industrie à la richesse nationale est tombée de 24 à 14 %, contre 34 % pour l’Allemagne ! Une dégringolade nettement plus forte que la pente moyenne européenne. Bref, la maison prend feu et les victimes attendaient un pompier à la hauteur. Las, l’échelle semble bien courte et repose sur un ensemble de mesures qui, me semble-t-il, n’inverseront guère la tendance…
Au final, les 800 propositions issues des multiples tables rondes qui ont réunis près de 5000 participants aboutissent à six mesures majeures :
- 500 millions d'Euros de prêts destinés aux entreprises qui investissent dans le développement durable.
- 300 millions d'Euros pour mettre en place une politique de filières, comme l’Allemagne a su le faire.
- 200 millions d'Euros pour les entreprises qui relocalisent leur production en France.
- Création d'un poste de médiateur de la sous-traitance pour diffuser et faire appliquer « les bonnes pratiques » entre donneurs d'ordres sous-traitance, à l’image du médiateur du crédit bancaire.
- Pérennisation du crédit d'impôt recherche pour les PME.
- Mesures d'allègement et de simplification du cadre règlementaire de l'industrie.
Mis à part ces différentes mesures financées par le grand emprunt national, on retiendra quelques déclarations de bonnes intentions qui, dans l’ensemble, restent peu engageantes pour le gouvernement :
- Approfondir la réflexion sur le mode de financement de la protection sociale.
- Pousser l'exécutif européen à "prendre une initiative pour une véritable politique européenne, avec à la clé un renforcement de l'arsenal anti-dumping et l’application d'un principe général de réciprocité en matières de normes y compris environnementales.
- Revoir le rôle de l’Etat dans les grandes entreprises industrielles dont il est le principal actionnaire, avec notamment un investissement plus fort des ministres, sur la stratégie, les investissements et les résultats de ces compagnies.
- Création d’un plan de mobilisation de l’épargne d’ici la fin de l’année. Que ce soit sous forme de livret ou non, l’idée de Nicolas Sarkozy reste de donner un cadre fiscal pour que l’épargne aille aux fonds propres des entreprises.
CG